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Dépréciation des stocks et en cours

Dépréciation des stocks et en cours
10 octobre 2017 Awa FALL
In Blog

Lorsqu’une entreprise vend des marchandises ou produits accrochés aux évolutions de la mode notamment dans le secteur vestimentaire ou des nouvelles technologies, elle peut risquer de se retrouver en fin d’exercice avec des stocks défraichis, démodés qui ne font plus sensation auprès de la clientèle. Il en est ainsi lorsqu’au sortir de la période de fraicheur (ou de l’hiver), les corps se libèrent de la dictature des pull-overs. Alors, l’entreprise qui a en stock des habits de ce genre risque de se retrouver avec des échantillons d’habits passés de mode à la prochaine saison, d’où la nécessité d’atténuer cette dépréciation probable de la valeur des stocks par la constitution de provisions.

A l’inventaire, l’entreprise doit rapprocher la valeur des stocks au bilan, de leur prix de vente sur le marché afin d’apprécier une éventuelle dépréciation de leur valeur. Cet exercice s’impose produit par produit. Ceux qui se sont dépréciés doivent obligatoirement faire l’objet de constitution d’une provision en vertu du principe de prudence, sans possibilité de compensation avec d’autres biens faisant au contraire l’objet de prévisions optimistes du fait que leur valeur sur le marché dépasse celle au bilan. La détermination de la valeur probable de réalisation des stocks de produits finis et des marchandises ne tient  pas compte des dépenses futures que l’entreprise pourrait supporter dans la commercialisation. Au demeurant, la valeur marchande des matières premières et en-cours doit inclure les frais à engager pour la finition de l’en-cours, c’est-à-dire jusqu’à la dernière étape du processus de production. Les en-cours de production ne font pas l’objet de constitution de provision, n’ayant pas atteint un stade de fabrication qui les rend commercialisables, ils sont justes évalués à leur coût de revient. Les pertes de stocks de l’entreprise doivent être enregistrées comme des charges et rattachées à l’exercice au cours duquel elles ont été constatées.

A la fin de chaque exercice, l’entreprise doit procéder à une nouvelle évaluation de la valeur nette de réalisation de ses stocks. Lorsque leur coût de revient est inférieur à leur valeur probable de réalisation, une provision pour risque et charge doit être constituée. Toutefois, lorsqu’au terme d’un exercice, les nuages qui faisaient planer un risque de dépréciation de l’actif s’évanouissent, ou que certaines circonstances font que la valeur nette de réalisation augmente, il y a lieu de réajuster la provision existante en procédant à une reprise partielle ou totale de la provision. Lorsque les biens stockés à l’origine de la constitution de provisions disparaissent du bilan, celles-ci doivent suivre le même chemin et ne pas laisser de traces dans les états financiers.

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